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Partir en PVT / WHV en Australie

Il y a 5 mois j’annonçais ici que je quittais la France pour aller vivre en Australie. J’avais détaillé quelques étapes des préparatifs qui ont précédées mon départ dans cet article « Un aller simple pour l’Australie ».

Depuis que j’ai quitté la France et même un peu avant lorsque ce projet a commencé à faire surface, quelques amis ont paru très intéressés. Je m’étais énormément renseignée sur toutes les démarches à faire avant le départ en étant encore en France, et ensuite lors de la première semaine en Australie (déformation professionnelle liée une pratique excessive de ce qu’on appelle « être organisé »). Finalement une amie est devenue ma compagnon de voyage pendant les 3 premiers mois, et une ancienne collègue de travail arrive à Sydney en ce début de mois de juillet.

Ces dernières semaines, quelques autres personnes de mon entourage m’ont contacté pour avoir des conseils sur leur futur départ en Australie. J’ai l’impression que mes articles en inspirent plus d’un et c’est très bien !

De mon côté avant de faire ma demande de visa, j’avais contacté P. une amie de ma promo de Master 1 à Paris. Elle était partie en Australie en 2012/2013. Elle y est restée quelques mois puis a filé en Asie car la vie y est moins chère.
Elle m’avait dit : « Ahhh mais tu comptes prendre la meilleure décision de toute ta vie tu sais ! » (je crois qu’elle avait bien raison, merci).
Après plusieurs échanges par messages, quelques semaines de réflexion, je l’ai appelé ce fameux dimanche de d’octobre, le 26. J’ai raccroché, elle m’avait convaincu. Je me suis connectée au site de l’immigration australienne et j’ai rempli le questionnaire, sorti ma carte bancaire et me suis allégée de quelques centaines d’euros.

Voici un récapitulatif, des conseils au risque de répéter un peu :

▼ VISA PVT / WHV : la demande se fait en ligne accompagné d’un passeport valide sur le site : border.gov.au. Bien évidemment tout est anglais. Alors on prend bien le temps de lire tout le questionnaire, d’utiliser un outil de traduction si besoin. Le visa coûte 420$, soit 290€ auquels il faut ajouter des frais de transaction.
Le visa dure un an à partir de la date d’entrée sur le territoire australien et est possible pour toute personne âgée de 18 à 30 ans (le jour de la demande de visa). Le gouvernement australien exige d’avoir des économies suffisantes pour les premiers mois sur place et pour un billet d’avion retour. J’avais demandé une lettre à ma banque qui stipule que j’avais l’argent nécessaire. Cette lettre ne m’a pas été demandé à l’entrée sur le territoire mais cela peut être le cas. Mieux vaut donc l’avoir.
J’ai reçu la validation de mon visa par email en moins de 12h, mais cela peut aller jusqu’à quelques jours.

▼ BILLETS D’AVION : pour tous mes billets d’avion, j’utilise Skyscanner (un comparateur de prix). J’avais opté Singapore Airlines, censée être une des meilleures compagnies. J’ai acheté mon billet un mois avant mon départ en sachant que mon visa était validé (ne surtout pas acheter de billet d’avion sans avoir la validation de son visa). Je n’ai pas choisi de vol de retour, tout simplement car je ne sais pas quand je rentrerai en France (si je rentre un jour). Plus sérieusement, je ne sais pas si je rentrerai en France en prenant un vol depuis l’Australie ou bien depuis un autre pays. Inutile donc de me casser la tête, on verra plus tard.

▼ ASSURANCE VOYAGE ET SANTÉ : l’assurance est stipulée obligatoire dans l’accord signé entre la France et l’Australie mais n’apparaît pas obligatoire sur le site du gouvernement australien. J’ai payé une assurance pour les 12 mois de mon visa pour être couverte en cas de rendez-vous chez un médecin, d’hospitalisation, ou de rapatriement. Les frais médicaux en Australie sont plus élevés qu’en France.
Pour choisir mon assurance (Chapka), je suis allée sur kowala.fr qui a un comparatif bien détaillé.

▼ SÉCURITE SOCIALE FRANÇAISE : elle ne couvre pas les frais médicaux en dehors de territoire français. Je suis simplement allée me présenter pour expliquer ma situation et mon départ en Australie avec une copie de mon billet d’avion. Ma couverture médicale sera bien toujours active encore pendant quelques mois après mon retour en France. Il faudra par contre que j’aille me présenter à nouveau pour leur dire « Hey coucou je suis rentrée ». Du coup, j’ai conservé ma carte vitale.

▼ BANQUE : J’ai ouvert un compte Hellobank avec une carte Visa gratuite. Cette carte me permet de retirer de l’argent gratuitement dans les distributeurs de la banque australienne Westpac. Sur place, lors de ma première semaine en Australie j’ai ouvert un compte en me rendant à la Westpac. La conseillère a été super efficace. Le compte et la carte sont gratuits pendant 12 mois.

▼ FORFAITS TELEPHONIQUES : j’avais un forfait illimité chez Free que j’ai tout simplement passé en forfait à 2€ par mois car j’ai vraiment envie de conserver mon numéro français pour mon retour en France. Lorsque je suis arrivée en Australie, j’ai acheté une carte SIM chez Telstra qui a un des meilleurs réseaux. Mieux vaut régler la question du numéro de téléphone quelques jours après l’arrivée en Australie pour pouvoir être joignable si on cherche un travail, un logement.
J’achète tous les deux mois une recharge de crédit de 30$ que j’utilise en SMS et appels. Je me connecte à l’Internet avec mon smartphone uniquement lorsque j’ai du UIFI gratuit !

▼ PROCURATIONS : j’ai mis en place des procurations pour les élections, La Poste… C’est assez important qu’un proche puisse effectuer des démarches alors qu’on se trouve à plusieurs milliers de kilomètre avec un décalage horaire de fou.

▼ DOCUMENTS IMPORTANTS : J’ai scanné tous les documents importants (passeport, etc.).

▼ QUELLE EST LA MEILLEURE VILLE POUR ARRIVER EN AUSTRALIE ? Je pense que chaque cas est différent. J’ai choisi Perth car personne ne choisit cette ville comme ville d’arrivée. Tout le monde parle de Sydney et Melbourne, pas vrai ? Pourquoi faire comme tout le monde ? Avec Perth, j’ai réduit mon temps de vol de quelques heures par rapport aux autres villes de l’Est du pays. Et j’ai pu descendre rapidement vers Margaret River pour la saison des vendanges.

▼ ET QUESTION TRAVAIL ? On m’a demandé si j’avais des contacts, des adresses, des lieux secrets où le travail est abondance. Malheureusement je n’ai pas de solution magique. On met son CV à jour en anglais au bon format souhaité par les australiens. C’est quoi le format souhaité par les australiens ? Google est un assez bon ami pour ce genre de question ;) Et ensuite on s’arme de volonté, de patience et on postule. On postule par mail, à pieds, à vélo, en longboard, en faisant du porte-à-porte. On n’hésite pas à aller voir les gens. On cherche du travail alors on n’est pas timide et on n’a pas peur du téléphone ! On consulte les sites de recherche d’emploi australien, et Gumtree qui est un peu « Le Bon Coin » australien.
Important : pour pouvoir travailler en Australie, il faut avoir un TFN (Tax File Number). C’est une obligation. La demande peut se faire en ligne, très rapidement. Le numéro est délivré par courrier postal dans le mois qui suit la demande, d’où l’importance de faire la demande au plus vite après l’arrivée dans le pays. Si on n’a pas d’adresse postale, on peut toujours renseigner celle de l’auberge de jeunesse (ce que j’avais fait dans mon cas).
J’utilise beaucoup le site Helpx qui permet d’être nourri et logé chez des particuliers en échange de quelques heures de travail par jour.

▼ ET LE LOGEMENT ? Je n’ai jamais loué d’appart ou de chambre en Australie. J’ai principalement vécu en auberge de jeunesse pour lesquelles je conseille fortement de vérifier les commentaires malgré les prix très attractifs de certaines. Avant d’arriver en Australie, j’avais réservé un lit en auberge de jeunesse pour les 7 premières nuits. Et le système du Helpx n’est pas mal non plus pour la question de l’hébergement.

▼ ET COMMENT ON ANNONCE ÇA AUX PARENTS ? Ben oui, je ne vais pas le cacher, j’avais peur de ce moment. Et cela s’est super bien passé. J’ai expliqué mes différents projets en tête, le parcours que j’avais un peu prévu (bien qu’en Australie tout peut changer du jour au lendemain) et montré que j’avais bien la situation en main avec une organisation d’enfer. On avait déjà eu cette conversation 4 ans auparavant lorsque j’avais 23 ans et que je terminais mon Master 2 à Paris. La réponse était alors catégorique : « Mais qu’est-ce que tu vas faire à l’autre bout du monde toute seule ? » Un mec s’est pointé dans ma vie à la même période puis les années sont passées et je me suis dit que ce sera pour dans un prochaine vie. Aujourd’hui, à 28 balais paraît-il, je me sens bien plus confiante dans mes choix et mes voyages en solitaire (ma vie parisienne y a probablement été pour quelque chose). Contrairement à des jeunes de 19/20 ans que j’ai rencontré ici, je ne reçois d’argent de personne, ni de l’Homme, ni de mes parents ! C’est finalement pas si mal de partir en étant une « vieille » backpacker.

▼ LES SITES QUI M’ONT AIDÉS :
pvtistes.net
kowala.fr
sethetlise.com

Voilà, j’ai fait un tour rapide des questions.
Le plus important est de se documenter, de ne pas partir sans être un minimum organisé et ne pas non plus penser que l’Australie c’est un eldorado, dans le but de ne pas être déçu et de devoir acheter un billet d’avion retour plus tôt que prévu !

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1 commentaire

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    Répondre revel

    Un super post bien complet, merci.
    Pour ceux qui veulent de l’équipement pour le voyage, je vous propose road-and-wild.fr

    Continue comme ca c’est super.

    24 janvier 2018 at 9 h 07 min
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